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  • Y a-t-il compatibilité entre cure psychanalytique et médicaments ?

    par Squiggle

    L’industrie pharmaceutique, s’inscrivant dans le discours capitaliste, tente de répondre au malaise de la civilisation par la production de médicaments psychotropes visant à réduire les douleurs psychiques. Elle vient pallier - par la voie scientifique - à la solution « naturelle » qu’est la toxicomanie. Les êtres humains ont, en effet, de tous temps, tenté de supporter la lourdeur d’exister avec l’aide de stupéfiants, à défaut de pouvoir le faire par la voie de la sublimation comme le travail scientifique, l’art ou la religion. La grande névrose contemporaine est la carence paternelle devant la promesse de jouissance sans limite  proposée par notre société. Les psychotropes sont, dans la même optique, proposés au consommateur comme une euphorie en pilules garantie sous le couvert de la science.



  • La psychanalyse est-elle compatible avec les traitements Méthadone ?

    par Squiggle
    La Méthadone existe en France depuis 1994. Ce médicament s’adresse aux personnes toxicomanes à l’héroïne qui désirent « arrêter » de s’intoxiquer mais qui sont encore trop fragiles pour y parvenir sans aide.


  • Que penser de l’expression « faire son deuil » ?

    par Squiggle

    Tiré de mon expérience professionnelle où je rencontre des veuves et orphelins de sapeurs-pompiers, je pense intéressant d’aborder le thème de la culpabilité au cours du travail de deuil. En effet, la culpabilité à se reconstruire sans le conjoint décédé, à reprendre vie, à retrouver le plaisir, reste le sentiment dominant. On entend aussi, assez souvent, l’endeuillé exprimer l’idée qu’il a tué le mort. D’où nous viennent ces idées, ces fantasmes ? Quel rapport existe-t-il entre travail de deuil et culpabilité?



  • C’est quoi au juste le transfert ?

    par Squiggle
    Un «transfert» c’était, à Bruxelles jusqu’il y a peu, un ticket qui permettait de continuer le même voyage dans un autre véhicule assurant les transports publics.


  • Quand tout s’écroule, la parole permet-elle de survivre?

    par Squiggle

    Pour répondre à la question, je prendrai un détour en me référant à un témoignage; celui d'un homme confronté au déshonneur, à l'isolement extrême, à la souffrance physique et psychique cela, dans la durée et la répétition. Je pense qu'une telle expérience peut aider à penser ce qui permet à un homme de continuer à vivre quand tout s'écroule.



  • Pourquoi la psychanalyse est dite laïque ? par Monique Liart et Karel Lambers

    par Squiggle
    La psychanalyse est dite "profane" ou "laïque" pour indiquer qu'il n'est pas indispensable d'être médecin (ou psychologue) pour être psychanalyste. En effet, la formation de l'analyste ne se fonde pas sur un savoir universitaire


  • Freudien, Lacanien, Jungien, Kleinien… comment s’y retrouver ?

    par Squiggle

    L'histoire de la psychanalyse n'est pas un long fleuve tranquille : le plus souvent à l'occasion d'innovations conceptuelles ou techniques, les groupes analytiques se déchirent jusqu'à la scission, et, même quand le feu des batailles s'assoupit, demeure une sorte d'incommunicabilité (certes relative) entre les différents courants. 



  • Les psychanalystes peuvent-ils, en tant qu’analystes, dire quelque chose du politique?

    par Squiggle

    Dans Vienne fin de siècle, Carl Schorske écrit : « Freud ne prête aucune attention au fait qu'Œdipe était roi. Pour lui […] la quête d'Œdipe était morale et intellectuelle : échapper à son destin et parvenir à la connaissance de soi. Il n'en allait pas de même pour les Grecs. L'Œdipe roi de Sophocle ne peut se comprendre que comme une res publica (chose publique) dont le héros royal est poussé par un impératif politique : écarter la peste de Thèbes. [...] En réduisant la politique à des catégories psychologiques personnelles, Freud rétablit l'ordre, au niveau personnel, mais il ne rétablit pas l'ordre public. »



  • L’inconscient est il compatible avec la liberté humaine?

    par Squiggle

    Un psychanalyste français, nommé Félix Guattari, a un jour expliqué qu’il n’existait que des formules d’inconscient. L’inconscient est, par définition, inaccessible à la conscience : nous ne pouvons que le déduire de la façon dont on suppose qu’il se manifeste dans notre conscient (les fameuses formations de l’inconscient).



  • La psychanalyse fait-elle perdre la foi religieuse ?

    par Squiggle

    C’était une des questions que je me posais lorsqu’à vingt ans, je décidai d’entreprendre une première psychanalyse. D’éducation chrétienne, j’étais déjà passionné par l’humain et ce qui se vit en lui aux profondeurs. J’avais donc entrepris simultanément des études de psychologie et de théologie (toutes deux menées à terme) et, très attaché à ma foi religieuse, j’avais posé cette question à un psychanalyste renommé qui se déclarait athée. En bon psychanalyste honnête et respectueux d’autrui, il me répondit que dans le domaine religieux comme dans les autres, ce qui se mêlait à ma névrose personnelle serait analysé comme tel et susceptible de profonde évolution, tandis que ce qui relevait du champ de la conscience mûrirait au fil de l’analyse, y compris dans le domaine spirituel.



  • Après 60 ans, à quoi bon entreprendre une psychanalyse?

    par Squiggle

    Freud, en 1904, avait déconseillé d’entreprendre une psychanalyse avec des personnes de plus de 50 ans. Il estimait que la diminution de leur plasticité psychique et l’accumulation de leurs souvenirs ne le leur permettaient pas. Pourtant, en psychanalyse, la liberté de jouer avec tous les fantasmes sans les agir, permet d'espérer acquérir une meilleure plasticité psychique.



  • Qu’est-ce qu’un traumatisme?

    par Squiggle

    Les racines grecque et latine du terme « traumatisme » renvoient à l’idée de percer, blesser, endommager, et il ne fait pas de doute que « traumatisme psychique » est une notion dérivée de la traumatologie médico-chirurgicale.



  • Les psychanalystes sont-ils pour ou contre le mariage des homosexuels ?

    par Squiggle

    On avait deviné chez les romantiques, mais on sait, depuis Freud, qu’il existe, en-deçà de la conscience, une activité mentale extrêmement vive et déconcertante. Dans ce monde étrange de l’inconscient, se trouve toute l’épaisseur de la substance humaine.



  • Le psychanalyste est-il pour ou contre le mariage des homosexuels ? Pour ou contre l’adoption par des homosexuels ?

    par Squiggle

    Ni pour ni contre. Mais le psychanalyste peut éclairer la réflexion. Il peut aider à comprendre l’essentiel : ces requêtes ne correspondent pas à une simple extension des pratiques à des destinataires qui en seraient lésés. Elles correspondraient à une modification de ces pratiques. Du coup s’impose de réfléchir l’incidence qu’aurait cette modification sur l’enfant, non seulement sur l’enfant concerné, mais sur tous les enfants. Car ce qu’une loi énoncera quant au principe du lien d’un enfant avec ses parents, cela vaudra pour tous.



  • Quelle est la place de la sexualité dans la psychanalyse ?

    par Squiggle
    Répondre à cette question engage à vrai dire toute une conception de la psychanalyse, en théorie autant qu’en pratique, car elle touche à son aspect majeur, on pourrait même dire à son invention. Freud a en effet pu dire, à certain moment, qu’il n’avait eu, finalement, qu’une seule idée pour guide de sa création de la psychanalyse, c’est celle du sexuel infantile. Mais qu’entendait-il par là ?