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  • Pour les parents qui ont perdu un enfant dans un contexte violent, la psychanalyse a-t-elle un sens ?

    par Anne-Françoise Dahin

    Survivre à un enfant, pour des parents, parait impensable. Surtout si la mort de l’enfant est œuvre humaine et, qu’à ce titre, elle devrait être évitable.



  • Y a-t-il compatibilité entre cure psychanalytique et médicaments ?

    par Monique Liart

    L’industrie pharmaceutique, s’inscrivant dans le discours capitaliste, tente de répondre au malaise de la civilisation par la production de médicaments psychotropes visant à réduire les douleurs psychiques. Elle vient pallier - par la voie scientifique - à la solution « naturelle » qu’est la toxicomanie. Les êtres humains ont, en effet, de tous temps, tenté de supporter la lourdeur d’exister avec l’aide de stupéfiants, à défaut de pouvoir le faire par la voie de la sublimation comme le travail scientifique, l’art ou la religion. La grande névrose contemporaine est la carence paternelle devant la promesse de jouissance sans limite  proposée par notre société. Les psychotropes sont, dans la même optique, proposés au consommateur comme une euphorie en pilules garantie sous le couvert de la science.



  • C’est toujours la faute des mères ?

    par Catherine Garnier

    Pourquoi choisit-on une voie, une spécialité dans le domaine psychanalytique comme dans d’autres ? Le hasard n’explique pas tout, nous le savons bien et il arrive que les circonstances nous mettent en relation avec une catégorie de personnes qui provoquent en nous un écho avec notre histoire, notre inconscient.



  • Pourquoi les psychanalystes n’arrêtent pas de citer Freud ou Lacan ?

    par Marie-Jean Sauret

    Lorsqu’un scientifique relate une expérimentation, il ne cite plus les fondateurs de sa discipline. Lorsqu’un psychanalyste veut rendre compte de l’expérience analytique, il ne manque jamais de se référer à la découverte de Freud et, s’il est “ lacanien ”, à la façon dont Lacan la fonde. D’où la critique du scientifique à l’endroit du psychanalyste : la psychanalyse sera une science le jour où elle oubliera les noms propres de Freud et Lacan.



  • Le psychanalyste doit-il se préoccuper de la réalité sociale ?

    par Marie Peze


    A la périphérie des grandes villes, sur mon territoire clinique, les pathologies sont criantes. Travail sous contrainte de temps, harcèlement, emploi précaire, déqualification, chômage  sont le lot quotidien des patients de la consultation « souffrance et travail »...Là, entre ces murs, la situation sociale de mes patients ne peut être ignorée. Le réel entre en force dans le matériel clinique. Si le psychanalyste se préoccupe de la situation sociale de son patient, c’est qu’il s’agit bien  d’avoir les moyens de continuer à penser.



  • La psychanalyse est-elle compatible avec n’importe quel régime politique?

    par Gilda Sabsay Foks

    Je vais essayer d´expliquer ce qui s´est passé en Argentine avec la psychanalyse. Et ce face aux situations politiques créés par des régimes militaires et plus particulièrement ce qui s’est passé avec la dernière de nos dictatures militaires.



  • Le psychanalyste croit-il aux fantômes?

    par Claude Nachin

    Freud a dit quelque part qu'il ne pensait pas que la plupart des psychanalyses aillent si loin qu'elles amènent les analys(ants)és à modifier leurs croyances ou leur incroyance religieuse.



  • Qu’est-ce qu’un traumatisme?

    par Dominique Scarfone

    Les racines grecque et latine du terme « traumatisme » renvoient à l’idée de percer, blesser, endommager, et il ne fait pas de doute que « traumatisme psychique » est une notion dérivée de la traumatologie médico-chirurgicale.



  • Liste de questions

    par Squiggle
    Les questions indiquées ci-dessous trouvent progressivement des éléments de réponse, d'autres questions s'ajoutent au fil du temps.


  • Quelle est la formation d’un psychanalyste ?

    par Jean-Pierre Lebrun
    En quoi consiste la formation d’un psychanalyste ? Ou que faut-il comme formation pour pouvoir s’occuper du psychisme des autres ?


  • Le psychanalyste peut-il prévoir l’avenir d’une personne ?

    par Hervé Bridy

    Une anecdote personnelle : lorsque j’étudiais encore la psychologie à la Faculté, j’avais téléphoné par curiosité à une voyante pour savoir comment elle exerçait son métier.



  • Le psychanalyste est-il pour ou contre le mariage des homosexuels ? Pour ou contre l’adoption par des homosexuels ?

    par Christian Flavigny

    Ni pour ni contre. Mais le psychanalyste peut éclairer la réflexion. Il peut aider à comprendre l’essentiel : ces requêtes ne correspondent pas à une simple extension des pratiques à des destinataires qui en seraient lésés. Elles correspondraient à une modification de ces pratiques. Du coup s’impose de réfléchir l’incidence qu’aurait cette modification sur l’enfant, non seulement sur l’enfant concerné, mais sur tous les enfants. Car ce qu’une loi énoncera quant au principe du lien d’un enfant avec ses parents, cela vaudra pour tous.



  • C’est quoi, être dépressif ?

    par Susann Heenen-Wolff

    Impalpable, jusqu'à ce qu'elle se déclenche, la dépression cache derrière son "manque de pression" des vécus difficiles, des déceptions non tolérées...



  • Être psychanalyste dans un hôpital, est-ce possible?

    par Bernard Delguste
    En pratiquant ni le simplisme, ni l'obscurantisme, la clinique psychanalytique, qu'est que c'est ?

    Je parlerai au départ du lieu de ma pratique professionnelle : une unité d'hospitalisation psychiatrique qui accueille les expressions diverses et multiples de la psychopathologie d'aujourd'hui (dépressions sévères, accès psychotiques, assuétudes, etc.).



  • Mon psychanalyste veut-il mon bien ?

    par Jean Luc Pirlet

    J’ai rencontré la question sous des formulations diverses au cours de séances de psychanalyses. Avec pertinence. Les analysants ont bien des motifs de se poser cette question. Au mot bien est attaché des connotations différentes : le bien-être, l’argent, l’amour, … L’analyste me veut-il quelque chose, que me veut-il, veut-il mon argent, veut-il mon amour, me veut-il sexuellement, veut-il mon bien-être et pourquoi alors ? Entre autres. Ces questions concernent le désir et la jouissance de l’autre.