Le psychodrame, un drame ?
Psychodrame au Parlement ou à Beyrouth, titrent les journaux… Contrairement, à ce que véhiculent les médias, le psychodrame est une méthode psychothérapeutique qui n’a rien de dramatique. Tout commence même par une histoire d’enfants :
Les effets de la cure psychanalytique sont-ils évaluables ?
La psychanalyse est-elle dangereuse pour les enfants ?
Pourquoi faire une psychanalyse ?
Les gens arrivent chez moi avec des demandes d’aide qui se formulent souvent dans des termes : « je suis mal dans ma peau », « je me sens limité dans mes possibilités », «je n’arrive pas à m’affirmer »,
Pour les parents qui ont perdu un enfant dans un contexte violent, la psychanalyse a-t-elle un sens ?
Survivre à un enfant, pour des parents, parait impensable. Surtout si la mort de l’enfant est œuvre humaine et, qu’à ce titre, elle devrait être évitable.
Une psychanalyse, Pourquoi ? Comment ?
Ils ou elles ne sont pas malades au sens organique du terme. Pas de fièvre, pas de sang, pas de douleurs physiques. Enfin pas toujours. Les examens réclamés par le médecin généraliste, puis par le spécialiste consulté sur recommandation du premier, se sont révélés négatifs. En apparence donc, tout va bien. Mais au fond, ils ou elles sentent bien que « ça ne va pas ». Ils ou elles éprouvent par exemple d’étranges sensations de mal-être, des crises d’angoisses sans explication, des paniques sans motif apparent. Ils dorment mal ou font d’horribles cauchemars. Elles hésitent sans cesse pour accomplir les actes les plus insignifiants ou restent des heures plongées dans des abîmes de perplexité. Ils ou elles se déclarent notoirement « peu satisfaits » par leur vie sexuelle. Ils ou elles se disent en outre « victimes » d’emportements aussi intempestifs qu’inexplicables avec leur entourage proche. Des ratages incontrôlés dans leurs relations professionnelles ou privées empoisonnent leur vie au quotidien. Alors, pourquoi pas une psychanalyse ?
La psychanalyse peut-elle apporter quelque chose au monde contemporain?
Pour pouvoir apporter quelque chose de précieux au monde contemporain, la psychanalyse doit être en constante effervescence ou, si l’on veut,
Quelle est la formation d’un psychanalyste ?
Quels sont les effets de l’analyse ?
Les raisons qui poussent une personne à formuler une demande d’analyse recouvrent une multitude de variantes : des échecs dans la sphère affective qui s’accumulent sans cesse, des peurs injustifiées qui freinent et limitent nos propres actions, la présence de symptômes qui empêchent l’atteinte de certains objectifs, etc. Nous nous arrêtons ici, car la liste est longue. Certains de ces états psychiques se retrouvent dans différentes modalités de fonctionnement psychique, tandis que d’autres caractérisent seulement certaines modalités de fonctionnement psychique. Par exemple, les échecs dans la sphère affective qui s’accumulent sans cesse peuvent se retrouver dans une modalité de fonctionnement hystérique ou obsessionnel, tandis que l’obsession envers la propreté se retrouve surtout dans une modalité de fonctionnement obsessionnel. Les raisons qui poussent les personnes à formuler une demande d’analyse sont, plus ou moins, conscientes, en revanche les modalités de fonctionnement psychique sont complètement inconnues. Une analyse devrait permettre de familiariser avec sa propre modalité de fonctionnement psychique qui est le tissu où se sont nouées les raisons qui poussent une personne à formuler une demande d’analyse. Après cette brève introduction, je vais essayer de dessiner les contours, en grandes lignes, des effets d’une analyse.
Après 60 ans, à quoi bon entreprendre une psychanalyse?
Freud, en 1904, avait déconseillé d’entreprendre une psychanalyse avec des personnes de plus de 50 ans. Il estimait que la diminution de leur plasticité psychique et l’accumulation de leurs souvenirs ne le leur permettaient pas. Pourtant, en psychanalyse, la liberté de jouer avec tous les fantasmes sans les agir, permet d’espérer acquérir une meilleure plasticité psychique.
Comprendre la gestation pour autrui
Les lois bioéthiques de nombreux pays ont eu à décider s’il était admissible, au regard des valeurs de leur société, qu’une femme décide d’apporter son aide à une autre femme qui, pour des raisons d’ordre médical, ne pouvait porter d’enfant. Dans le scénario moderne de gestation pour autrui (GPA) dont il est question depuis la fécondation in vitro : une femme, elle même mère de ses propres enfants, décide de porter, pour un couple qu’elle a choisi des embryons qui lui sont étrangers, tant à elle qu’à son compagnon. Une seconde mère assure ainsi dans le cadre de ce protocole de médical la seule gestation du bébé, et ce pour un couple de parents d’intention qui sont le plus souvent également les parents génétiques, l’embryon ayant été conçu avec leurs gamètes. Ce protocole de « maternité partagée » pose deux questions majeures, l’une psychologique et éthique, l’autre juridique.
Malaise dans la civilisation
Paru dans Le Monde, le 25 novembre 2005
I.V.G.
Ce texte est paru sur freud-lacan.com le 14-05-2007
Une étude récente de gynécologues-obstétriciens (1), mentionnée dans Le Monde du 7 décembre 2006, reprise dans le bulletin du Conseil de l’Ordre des Médecins du 3 Mars 2007 rappelle la stabilité du nombre d’Intervention Volontaires de Grossesse chez des mineures, en dépit du développement de l’information sur les méthodes contraceptives : en 2004, 13 400 I.V.G. ont été pratiquées (2). Les résultats de cette étude méritent notre attention car ils cherchent à expliquer cette stabilité en rapportant les facteurs de causalité à un discours scientifique qui en élude la portée symptomatique. Ils relèvent trois facteurs :
De femmes en femmes
Une femme qui dort seule dort avec le diable…(proverbe abyssin cité par E.Jones)
Une femme, des femmes, la Femme…Marie Chantal la peint inexorablement, inlassablement. Comme un éternel retour, une expression compulsive, une force impossible à maîtriser. On ne sait plus très bien qui de l’artiste ou de la femme devient la chose de l’autre, qui, de la toile ou de l’observateur, se plaît à jouir de la possession de l’autre.
Possédée, Marie Chantal l’est certainement. Il suffit pour s’en convaincre de balayer son regard sur la trentaine de portraits de femmes, toutes plus fatales, plus castratrices, plus félines les unes que les autres. Cette sensualité portée à son paroxysme les rend à la fois effrayantes et excitantes. Qui se prive de souffrance ne peut accéder à la jouissance. Un rêve ou un cauchemar selon le désir de l’autre, de celui ou de celle qui se laisse prendre dans leurs rets.
Les rendez-vous ratés de la psychanalyse
Lettre ouverte concernant l’autisme
Depuis plusieurs années, quelques rares parents d’enfants autistes règnent dans le monde des associations de parents d’enfants autistes par la terreur, les dénonciations, les calomnies ad hominem et la manipulation médiatique. Jusqu’à présent, nous étions un certain nombre de professionnels de la pédopsychiatrie à y voir le signe d’une souffrance telle qu’en vivent tous les parents dont un enfant est touché par une maladie, un handicap ou une difficulté majeure qui met en jeu son présent et son avenir. Entre-temps, les pratiques et les prises en charge éducatives, pédagogiques et thérapeutiques ont progressé quelquefois de manière notable, notamment en ce qui concerne les neurosciences, mais aussi les techniques éducatives et les psychothérapies intensives.
L’ivre noir, réflexions d’un clinicien
Paru dans Le Monde, le 4 mai 2006
Ah ! quelle joie, quelle jubilation de lire Le Livre noir de la psychanalyse (Les Arènes), puis quelques mois plus tard Pourquoi tant de haine (Navarin) et L’Anti-livre noir de la psychanalyse (Seuil) ! Enfin le combat a lieu, enfin ils s’affrontent – à ma grande satisfaction, pour mon grand bonheur. Quel plaisir d’assister à un conflit idéologique, de peser les arguments de chacun, y compris ceux d’une mauvaise foi exemplaire ! Ils se haïssent, se détestent, s’invectivent, se méprisent mais à tout le moins ils se répondent ! Les différences conceptuelles, philosophiques, épistémologiques, voire politiques, éclosent comme des bourgeons de printemps. Ils livrent bataille en place publique. Grand Dieu que c’est bon !
Escrimeurs et ferrailleurs de la « guerre des psys »
Paru dans L’humanité le 13 avril 2006
A propos de L’antilivre noir de la psychanalyse, sous la direction de Jacques-Alain Miller et La guerre des psys, manifeste pour une psychothérapie démocratique, sous la direction de Tobie Nathan.
Deuil et psychanalyse
Cette année 2006 voit la commémoration de l’anniversaire de la naissance de Freud. Pourtant, je n’ai pas souvenir que nous ayons fêté les 50 ans de la disparition du père fondateur de la psychanalyse. La France a cette époque replongeait dans les périodes de sa grande Révolution. Dans la même période, le monde voyait en direct le Mur de Berlin s’effondrer ! Mes fonctions en tant que responsable d‘une cellule psychologique pour les veuves et orphelins de sapeurs-pompiers m’ont amené à observer que l’on célèbre plus facilement la naissance d’un grand homme que sa mort. Inversement, c’est plus souvent la mort d’une grande femme que sa naissance qui est commémorée. Aussi, je pense intéressant de nous arrêter quelques instants sur certains aspects du travail de deuil mis en place pour un Père disparu.
Lacan : une nouvelle théorie de la connaissance
Jusqu’à Galilée, qui crée la science moderne au dix-septième siècle, l’Occident a vécu sous une organisation du savoir et une théorie de la connaissance (une épistémologie) dont les fondements avaient été érigés deux millénaires auparavant dans le monde gréco-latin. Cette organisation théorique du savoir était centrée sur les sept arts libéraux (c’est-à-dire des arts pratiqués par les hommes libres qui ne travaillaient pas de leurs mains) : ceux-ci était la grammaire, la rhétorique, la dialectique (le trivium, les trois disciplines s’occupant du langage); puis les mathématiques, la géométrie, l’astronomie et la musique (le quadrivium, les quatre arts s’occupant du nombre). Les arts libéraux sont la fondation de ce qu’on appelle aujourd’hui encore l’humanisme.
Psychanalyse ou thérapie comportementale [Illustration]
Kroll| Le Soir | 24-09-2005
Être psychanalyste dans un hôpital, est-ce possible?
Je parlerai au départ du lieu de ma pratique professionnelle : une unité d’hospitalisation psychiatrique qui accueille les expressions diverses et multiples de la psychopathologie d’aujourd’hui (dépressions sévères, accès psychotiques, assuétudes, etc.).
Rire de soi | Collectif
En quittant l’Autriche de 1938 déjà sous la coupe de l’Allemagne nazie, Freud fut « invité » par la gestapo à écrire quelques lignes sur le fait de « n’avoir pas été maltraité ». Âgé de 82 ans, sous la protection diplomatique de la Princesse Marie Bonaparte, le fondateur de la psychanalyse eut l’audace d’ajouter à cette déclaration imposée, un additif selon lequel, il « recommandait vivement la gestapo à toute personne ». A t-il à ce moment conscience d’illustrer sa propre théorie sur « l’humour » parue en 1927 et complémentaire de ses réflexions sur le « Mot d’esprit et son rapport avec l’inconscient » (1905) où il explique déjà que cet humour « remplace la colère » ?
Combien de temps dure une séance d’analyse ?
Quels sont les effets de l’analyse ?
Les raisons qui poussent une personne à formuler une demande d’analyse recouvrent une multitude de variantes : des échecs dans la sphère affective qui s’accumulent sans cesse, des peurs injustifiées qui freinent et limitent nos propres actions, la présence de symptômes qui empêchent l’atteinte de certains objectifs, etc. Nous nous arrêtons ici, car la liste est longue. Certains de ces états psychiques se retrouvent dans différentes modalités de fonctionnement psychique, tandis que d’autres caractérisent seulement certaines modalités de fonctionnement psychique. Par exemple, les échecs dans la sphère affective qui s’accumulent sans cesse peuvent se retrouver dans une modalité de fonctionnement hystérique ou obsessionnel, tandis que l’obsession envers la propreté se retrouve surtout dans une modalité de fonctionnement obsessionnel. Les raisons qui poussent les personnes à formuler une demande d’analyse sont, plus ou moins, conscientes, en revanche les modalités de fonctionnement psychique sont complètement inconnues. Une analyse devrait permettre de familiariser avec sa propre modalité de fonctionnement psychique qui est le tissu où se sont nouées les raisons qui poussent une personne à formuler une demande d’analyse. Après cette brève introduction, je vais essayer de dessiner les contours, en grandes lignes, des effets d’une analyse.
La psychanalyse est-elle dangereuse pour les enfants ?
Qu’est-ce que l’inconscient ?
On pourrait vous dire que l’inconscient est un réceptacle où se déposent tout ce qui nous dérange, tout ce que nous ne voulons pas voir, ni entendre… En un mot : tout ce qui est insupportable.
Mon psychanalyste veut-il mon bien ?
J’ai rencontré la question sous des formulations diverses au cours de séances de psychanalyses. Avec pertinence. Les analysants ont bien des motifs de se poser cette question. Au mot bien est attaché des connotations différentes : le bien-être, l’argent, l’amour, … L’analyste me veut-il quelque chose, que me veut-il, veut-il mon argent, veut-il mon amour, me veut-il sexuellement, veut-il mon bien-être et pourquoi alors ? Entre autres. Ces questions concernent le désir et la jouissance de l’autre.
Thése P.41
