Les effets de la cure psychanalytique sont-ils évaluables ?

La question posée de cette façon impliquerait l’existence d’instruments de mesure. La disparition des symptômes pourrait être considérée comme un instrument de mesure valable. Cependant, nous savons qu’un symptôme n’est pas un phénomène isolé, mais que c’est toujours le signe de quelque chose : un signal, comme la douleur par exemple, qu’il est imprudent de faire cesser sans en rechercher la cause.
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La psychanalyse est-elle dangereuse pour les enfants ?

« La psychanalyse est-elle dangereuse pour les enfants ? » se demandent certains. Personne ne souhaite qu’un enfant fasse une mauvaise rencontre, la question est donc bien légitime. D’où l’importance de mieux comprendre ce qu’un analyste fait avec un enfant, parfois très jeune. Le couche-t-il sur un divan ? Mais non bien sûr !
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Une psychanalyse, Pourquoi ? Comment ?

Ils ou elles ne sont pas malades au sens organique du terme. Pas de fièvre, pas de sang, pas de douleurs physiques. Enfin pas toujours. Les examens réclamés par le médecin généraliste, puis par le spécialiste consulté sur recommandation du premier, se sont révélés négatifs. En apparence donc, tout va bien. Mais au fond, ils ou elles sentent bien que  « ça ne va pas ». Ils ou elles éprouvent par exemple d’étranges sensations de mal-être, des crises d’angoisses sans explication, des paniques sans motif apparent. Ils dorment mal ou font d’horribles cauchemars. Elles hésitent sans cesse pour accomplir les actes les plus insignifiants ou restent des heures plongées dans des abîmes de perplexité. Ils ou elles se déclarent notoirement « peu satisfaits » par leur vie sexuelle. Ils ou elles se disent en outre « victimes » d’emportements aussi intempestifs qu’inexplicables avec leur entourage proche. Des ratages incontrôlés dans leurs relations professionnelles ou privées empoisonnent leur vie au quotidien. Alors, pourquoi pas une psychanalyse ?

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Quels sont les effets de l’analyse ?

Les raisons qui poussent une personne à formuler une demande d’analyse recouvrent une multitude de variantes : des échecs dans la sphère affective qui s’accumulent sans cesse, des peurs injustifiées qui freinent et limitent nos propres actions, la présence de symptômes qui empêchent l’atteinte de certains objectifs, etc. Nous nous arrêtons ici, car la liste est longue. Certains de ces états psychiques se retrouvent dans différentes modalités de fonctionnement psychique, tandis que d’autres caractérisent seulement certaines modalités de fonctionnement psychique. Par exemple, les échecs dans la sphère affective qui s’accumulent sans cesse peuvent se retrouver dans une modalité de fonctionnement hystérique ou obsessionnel, tandis que l’obsession envers la propreté se retrouve surtout dans une modalité de fonctionnement obsessionnel. Les raisons qui poussent les personnes à formuler une demande d’analyse sont, plus ou moins, conscientes, en revanche les modalités de fonctionnement psychique sont complètement inconnues. Une analyse devrait permettre de familiariser avec sa propre modalité de fonctionnement psychique qui est le tissu où se sont nouées les raisons qui poussent une personne à formuler une demande d’analyse. Après cette brève introduction, je vais essayer de dessiner les contours, en grandes lignes, des effets d’une analyse.

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Après 60 ans, à quoi bon entreprendre une psychanalyse?

Freud, en 1904, avait déconseillé d’entreprendre une psychanalyse avec des personnes de plus de 50 ans. Il estimait que la diminution de leur plasticité psychique et l’accumulation de leurs souvenirs ne le leur permettaient pas. Pourtant, en psychanalyse, la liberté de jouer avec tous les fantasmes sans les agir, permet d’espérer acquérir une meilleure plasticité psychique.

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Comprendre la gestation pour autrui

Les lois bioéthiques de nombreux pays ont eu à décider s’il était admissible, au regard des valeurs de leur société, qu’une femme décide d’apporter son aide à une autre femme qui, pour des raisons d’ordre médical, ne pouvait porter d’enfant. Dans le scénario moderne de gestation pour autrui (GPA) dont il est question depuis la fécondation in vitro : une femme, elle même mère de ses propres enfants, décide de porter, pour un couple qu’elle a choisi des embryons qui lui sont étrangers, tant à elle qu’à son compagnon. Une seconde mère assure ainsi dans le cadre de ce protocole de médical la seule gestation du bébé, et ce pour un couple de parents d’intention qui sont le plus souvent également les parents génétiques, l’embryon ayant été conçu avec leurs gamètes. Ce protocole de « maternité partagée » pose deux questions majeures, l’une psychologique et éthique, l’autre juridique.

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I.V.G.

Ce texte est paru sur freud-lacan.com le 14-05-2007

Une étude récente de gynécologues-obstétriciens (1), mentionnée dans Le Monde du 7 décembre 2006, reprise dans le bulletin du Conseil de l’Ordre des Médecins du 3 Mars 2007 rappelle la stabilité du nombre d’Intervention Volontaires de Grossesse chez des mineures, en dépit du développement de l’information sur les méthodes contraceptives : en 2004, 13 400 I.V.G. ont été pratiquées (2). Les résultats de cette étude méritent notre attention car ils cherchent à expliquer cette stabilité en rapportant les facteurs de causalité à un discours scientifique qui en élude la portée symptomatique. Ils relèvent trois facteurs :

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De femmes en femmes

Une femme qui dort seule dort avec le diable…(proverbe abyssin cité par E.Jones)

Une femme, des femmes, la Femme…Marie Chantal la peint inexorablement, inlassablement. Comme un éternel retour, une expression compulsive, une force impossible à maîtriser. On ne sait plus très bien qui de l’artiste ou de la femme devient la chose de l’autre, qui, de la toile ou de l’observateur, se plaît à jouir de la possession de l’autre.

Possédée, Marie Chantal l’est certainement. Il suffit pour s’en convaincre de balayer son regard sur la trentaine de portraits de femmes, toutes plus fatales, plus castratrices, plus félines les unes que les autres. Cette sensualité portée à son paroxysme les rend à la fois effrayantes et excitantes. Qui se prive de souffrance ne peut accéder à la jouissance. Un rêve ou un cauchemar selon le désir de l’autre, de celui ou de celle qui se laisse prendre dans leurs rets.

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Les rendez-vous ratés de la psychanalyse

Paru dans Témoignage chrétien, le 29 septembre 2005
 
Un Livre noir de la psychanalyse, un rapport de l’Inserm qui préconise une méfiance envers les thérapies analytiques, des journaux qui se demandent s’il faut en finir avec la psychanalyse, des controverses médiatiques : une nouvelle fois, la psychanalyse se retrouve au cœur du débat. Mais il faudrait en préciser l’enjeu. Assiste-t-on à un nouvel épisode du conflit entre méchants positivistes et gentils psychanalystes ? Doit-on s’habituer, depuis que Freud a « apporté la peste aux États-Unis », d’après ses paroles, à voir les anticorps disciplinaires s’activer régulièrement ? Là n’est pas le cœur du problème. Il se trouve au sein même de la psychanalyse, dans son incapacité à se remettre en question depuis une quinzaine d’années, prêtant ainsi le flanc à toutes sortes de critiques. Le danger n’est pas à l’extérieur, mais à l’intérieur.
 

 

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Lettre ouverte concernant l’autisme

Lettre ouverte aux parents d’enfants d’adolescents et d’adultes autistes, a leurs professionnels educateurs pedagogues et soignants

Depuis plusieurs années, quelques rares parents d’enfants autistes règnent dans le monde des associations de parents d’enfants autistes par la terreur, les dénonciations, les calomnies ad hominem et la manipulation médiatique. Jusqu’à présent, nous étions un certain nombre de professionnels de la pédopsychiatrie à y voir le signe d’une souffrance telle qu’en vivent tous les parents dont un enfant est touché par une maladie, un handicap ou une difficulté majeure qui met en jeu son présent et son avenir. Entre-temps, les pratiques et les prises en charge éducatives, pédagogiques et thérapeutiques ont progressé quelquefois de manière notable, notamment en ce qui concerne les neurosciences, mais aussi les techniques éducatives et les psychothérapies intensives.

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L’ivre noir, réflexions d’un clinicien

Paru dans Le Monde, le 4 mai 2006 

Ah ! quelle joie, quelle jubilation de lire Le Livre noir de la psychanalyse (Les Arènes), puis quelques mois plus tard Pourquoi tant de haine (Navarin) et L’Anti-livre noir de la psychanalyse (Seuil) ! Enfin le combat a lieu, enfin ils s’affrontent – à ma grande satisfaction, pour mon grand bonheur. Quel plaisir d’assister à un conflit idéologique, de peser les arguments de chacun, y compris ceux d’une mauvaise foi exemplaire ! Ils se haïssent, se détestent, s’invectivent, se méprisent mais à tout le moins ils se répondent ! Les différences conceptuelles, philosophiques, épistémologiques, voire politiques, éclosent comme des bourgeons de printemps. Ils livrent bataille en place publique. Grand Dieu que c’est bon !

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Deuil et psychanalyse

Cette année 2006 voit la commémoration de l’anniversaire de la naissance de Freud. Pourtant, je n’ai pas souvenir que nous ayons fêté les 50 ans de la disparition du père fondateur de la psychanalyse. La France a cette époque replongeait dans les périodes de sa grande Révolution. Dans la même période, le monde voyait en direct le Mur de Berlin s’effondrer ! Mes fonctions en tant que responsable d‘une cellule psychologique pour les veuves et orphelins de sapeurs-pompiers m’ont amené à observer que l’on célèbre plus facilement la naissance d’un grand homme que sa mort. Inversement, c’est plus souvent la mort d’une grande femme que sa naissance qui est commémorée. Aussi, je pense intéressant de nous arrêter quelques instants sur certains aspects du travail de deuil mis en place pour un Père disparu.

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Lacan : une nouvelle théorie de la connaissance

Jusqu’à Galilée, qui crée la science moderne au dix-septième siècle, l’Occident a vécu sous une organisation du savoir et une théorie de la connaissance (une épistémologie) dont les fondements avaient été érigés deux millénaires auparavant dans le monde gréco-latin. Cette organisation théorique du savoir était centrée sur les sept arts libéraux (c’est-à-dire des arts pratiqués par les hommes libres qui ne travaillaient pas de leurs mains) : ceux-ci était la grammaire, la rhétorique, la dialectique (le trivium, les trois disciplines s’occupant du langage); puis les mathématiques, la géométrie, l’astronomie et la musique (le quadrivium, les quatre arts s’occupant du nombre). Les arts libéraux sont la fondation de ce qu’on appelle aujourd’hui encore l’humanisme.

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Être psychanalyste dans un hôpital, est-ce possible?

En pratiquant ni le simplisme, ni l’obscurantisme, la clinique psychanalytique, qu’est que c’est ?

Je parlerai au départ du lieu de ma pratique professionnelle : une unité d’hospitalisation psychiatrique qui accueille les expressions diverses et multiples de la psychopathologie d’aujourd’hui (dépressions sévères, accès psychotiques, assuétudes, etc.).

Rire de soi | Collectif

« Rire de soi »,  Libres Cahiers pour la Psychanalyse, N° 17, à partir de « L’humour », Sigmund Freud, 1927 (Edition In Press).

En quittant l’Autriche de 1938 déjà sous la coupe de l’Allemagne nazie, Freud fut « invité » par la gestapo à écrire quelques lignes sur le fait de « n’avoir pas été maltraité ». Âgé de 82 ans, sous la protection diplomatique de la Princesse Marie Bonaparte, le fondateur de la psychanalyse eut l’audace d’ajouter à cette déclaration imposée, un additif selon lequel, il « recommandait vivement la gestapo  à toute personne ». A t-il à ce moment conscience d’illustrer sa propre théorie sur « l’humour » parue en 1927 et complémentaire de ses réflexions sur le « Mot d’esprit et son rapport avec l’inconscient » (1905) où il explique déjà que cet humour « remplace la colère » ?
 

Combien de temps dure une séance d’analyse ?

Avant de débuter ma première analyse, j’ai rencontré un certain nombre de personnes. Parmi elles, une des premières psychanalystes belge : Madame Lechat. Je me souviens encore de son intérieur désuet, de ses napperons et de son air calme et accueillant, enfoncée qu’elle était dans son fauteuil.

Quels sont les effets de l’analyse ?

Les raisons qui poussent une personne à formuler une demande d’analyse recouvrent une multitude de variantes : des échecs dans la sphère affective qui s’accumulent sans cesse, des peurs injustifiées qui freinent et limitent nos propres actions, la présence de symptômes qui empêchent l’atteinte de certains objectifs, etc. Nous nous arrêtons ici, car la liste est longue. Certains de ces états psychiques se retrouvent dans différentes modalités de fonctionnement psychique, tandis que d’autres caractérisent seulement certaines modalités de fonctionnement psychique. Par exemple, les échecs dans la sphère affective qui s’accumulent sans cesse peuvent se retrouver dans une modalité de fonctionnement hystérique ou obsessionnel, tandis que l’obsession envers la propreté se retrouve surtout dans une modalité de fonctionnement obsessionnel. Les raisons qui poussent les personnes à formuler une demande d’analyse sont, plus ou moins, conscientes, en revanche les modalités de fonctionnement psychique sont complètement inconnues. Une analyse devrait permettre de familiariser avec sa propre modalité de fonctionnement psychique qui est le tissu où se sont nouées les raisons qui poussent une personne à formuler une demande d’analyse. Après cette brève introduction, je vais essayer de dessiner les contours, en grandes lignes, des effets d’une analyse.

La psychanalyse est-elle dangereuse pour les enfants ?

« La psychanalyse est-elle dangereuse pour les enfants ? » se demandent certains. Personne ne souhaite qu’un enfant fasse une mauvaise rencontre, la question est donc bien légitime. D’où l’importance de mieux comprendre ce qu’un analyste fait avec un enfant, parfois très jeune. Le couche-t-il sur un divan ? Mais non bien sûr !

Mon psychanalyste veut-il mon bien ?

J’ai rencontré la question sous des formulations diverses au cours de séances de psychanalyses. Avec pertinence. Les analysants ont bien des motifs de se poser cette question. Au mot bien est attaché des connotations différentes : le bien-être, l’argent, l’amour, … L’analyste me veut-il quelque chose, que me veut-il, veut-il mon argent, veut-il mon amour, me veut-il sexuellement, veut-il mon bien-être et pourquoi alors ? Entre autres. Ces questions concernent le désir et la jouissance de l’autre.

La télévision et le mythe des programmes adaptés

Christakis et Zimmerman de l’Université de Seattle aux USA, ont tenté de cerner la différence existant entre des enfants qui regardent différents types de programmes à la télévision. Ils ont pour cela créé quatre catégories : les DVD et les vidéos spécialement destinés aux bébés – comme les programmes des chaînes Baby TV et Baby First – les programmes à objectif éducatif explicite ; ceux qui n’ont pas d’objectif éducatif et dont la seule ambition est le divertissement – comme Bob l’éponge ou Toy story -, et enfin les programmes de télévision pour adultes. Contrairement aux idées reçues, ces programmes très différents n’ont pas de conséquences différentes. En d’autres termes, pour un enfant de moins de 24 mois, il est impossible de parler de programmes « adaptés ». Seul compte le nombre d’heures passées devant l’écran.
 
Le fait que les programmes dits « adaptés » n’aient pas plus d’effets positifs sur l’acquisition du langage que les autres, est lié au fait que ces programmes s’accompagnent d’une bande-son qui est bien incapable d’adapter ses intonations à l’état psychologique du bébé. D’autres recherches ont en effet montré que c’est la capacité de l’adulte de moduler sa voix en fonction de ses propres états émotionnels en harmonie avec ceux du bébé qui compte. Les parents ajustent leurs intonations, leur regard et leur attitude corporelle de telle façon que les acquisitions linguistiques des enfants sont supportées non seulement par le texte qu’ils entendent, mais aussi par les regards échangés et les attitudes corporelles des uns et des autres.
 
C’est la même constatation qui incite Nokia à réfléchir à la création d’hologrammes – de super images en trois dimensions – pour favoriser l’apprentissage des langues étrangères !