May
10
2008
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10-05-2008 |
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Roland Gori s'entretien avec Cécile Prieur pour Le Monde (4 mai 2008)
Dépistage des troubles du comportement, plus de coaching, moins de soins : Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie, décrypte l'évolution probable de la santé mentale
On parle de plus en plus de " santé mentale ", de moins en moins de " psychiatrie ". Où nous mènera, demain, cette tendance ?
Nous sommes entrés dans l'ère d'une psychiatrie postmoderne, qui veut allouer, sous le terme de " santé mentale ", une dimension médicale et scientifique à la psychiatrie. Jusqu'à présent, cette discipline s'intéressait à la souffrance psychique des individus, avec le souci d'une description fine de leurs symptômes, au cas par cas. Depuis l'avènement du concept de santé mentale, émerge une conception épidémiologique de la psychiatrie, centrée sur le dépistage le plus étendu possible des anomalies de comportement. Dès lors, il n'est plus besoin de s'interroger sur les conditions tragiques de l'existence, sur l'angoisse, la culpabilité, la honte ou la faute ; il suffit de prendre les choses au ras du comportement des individus et de tenter de les réadapter si besoin.
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Apr
10
2008
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10-04-2008 |
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Emmanuelle Jowa s'entretient avec Vincent Magos pour Paris Match (10-04-2008)
[Contexte : " La fille présumée du Roi Albert II raconte son passé et ses souffrances dans un livre choc"]
Que connaissez-vous du "cas" Delphine Boël ?
Pas grand chose et, il faut vous dire d'emblée que le terme de « cas » pose bien la question. C'est un terme que les psychanalystes n'utilisent jamais, notamment car il n'y a pas moyen de réduire la complexité d'une personne à un cas. De même l'histoire d'une personne, Delphine Boël ici, ne permet pas de dégager des considérations qui seraient valables pour quelqu'un d'autre.
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Jan
29
2008
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29-01-2008 |
Comment faire entendre que la communication mutile la parole ? Pierre Legendre s'entretient avec Alain Rubens
Historien du droit, philosophe et psychanalyste, Pierre Legendre donne à voir dans son film Dominium Mundi, un aspect ignoré de la globalisation, le management en tant que croyance. Entretien avec l'auteur sur quatre jours. A méditer.
Pierre Legendre est un intellectuel rare et qui s'exprime peu dans les médias. Il poursuit depuis quarante ans une grande œuvre anthropologique sur l'homme occidental à travers laquelle il dénonce l'imposture intellectuelle constituée par bien des théories impuissantes à expliquer le monde. La plupart des médias l'ignorent, considérant la densité de son propos incompréhensible pour le grand public. Pourtant, il est parfaitement intelligible. Marianne2.fr publie de lundi 24 à jeudi 27 décembre, une longue interview commandée puis refusée par un magazine grand public. Source: via Paris4Philo
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Nov
12
2007
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13-11-2007 |
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Slavoj Zizek s’entretient avec Rosa Moussaoui pour l’Humanité (4 janvier 2006) via Contreinfo.info
« Voilà le futur : non pas une dictature directe, mais un changement de règles où l’état d’exception va coïncider avec l’état normal. Parallèlement à cela, la moindre intervention forte dans l’économie est désormais perçue comme irrationnelle, catastrophique. Il y a comme un pacte selon lequel l’économie aurait ses propres règles dépolitisées, le débat « démocratique » se limitant finalement aux questions culturelles. La tragédie réside précisément dans cette dépolitisation radicale de l’économie, conjuguée au glissement vers un état d’exception permanent. »
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Jul
16
2007
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17-07-2007 |
Extraits d’un entretien de Jean Laplanche avec Alberto Luchettti (Lanzarote, juillet 2006) le texte complet est disponible en format pdf
AL : Vous disiez que la «situation anthropologique fondamentale» [NDLR : la confrontation, lors des soins précoces, entre un adulte doté d’un inconscient sexuel refoulé et un enfant qui en est encore dépourvu] met l’enfant en situation d’avoir quelque chose à traduire, mais qu’elle expose aussi l’adulte à sa propre sexualité infantile.
JL : Oui, bien sûr. L’adulte lui-même est ignorant de la sexualité infantile qu’il véhicule. Tout au moins dans les cas mineurs, dans les cas normaux ou névrotiques. Je ne parle pas des cas psychotiques, pervers, où la sexualité infantile fait explosion dans le comportement, ce qui est un tout un autre cas.
AL : Un autre souci contemporain trouve place dans vos écrits : celui du crime sexuel et aussi de l’inceste. Vous avez dit : dès le moment où l’on soutient que la sexualité infantile n’est pas innée, mais qu’elle surgit - comme le fantasme - au sein d’un dialogue adulte-enfant, dans lequel l’initiative sexuelle vient de l’adulte, alors on est amené à revoir complètement la perspective du crime sexuel.
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