Mar
15
2008
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15-03-2008 |
Quand ils regardent la télévision, les jeunes enfants sont fascinés par la forme bien plus que par le contenu : les mouvements rapides des personnages, les changements de décors, le caractère imprévisible des scènes, l’intensité des effets sonores, les voix étranges ou inhumaines…, voilà ce qui le « scotche » à l’écran ! D’où leur préférence pour les dessins animés où ils retrouvent tout cela.
Ce n’est qu’à partir de 2 ans ½, qu’ils commencent à reconnaître les contenus de ce qu’ils voient. Ils entrent dans le monde des téléspectateurs à proprement parler. C’est ainsi qu’à l’âge de 3 ans, ils déclarent pour la plupart avoir une émission favorite : ils sont passés d’une relation à l’écran à une relation à un programme. Ils continuent alors à reproduire ce qu’ils voient sur l’écran et aussi ce qu’ils y entendent comme le démontre la tendance de jeunes téléspectateurs à répéter des phrases publicitaires!
C’est entre 3 et 5 ans que l’enfant apprend progressivement à affiner sa perception et sa compréhension, et en même temps à construire des liens logiques entre les différentes bribes du spectacle qui se déroule sous ses yeux. Il continue toutefois à garder un point de vue qui privilégie la forme sur le contenu, et notamment sur le contenu narratif.
La conséquence de tout cela ? Aussitôt que l’enfant regarde la télévision, il est toujours préférable de lui proposer des DVD qu’il peut regarder plusieurs fois pour les assimiler à son rythme, plutôt que des programmes en continu qu’il renonce vite à comprendre.
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Mar
07
2008
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08-03-2008 |
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Un jeune enfant ne perçoit pas du tout un programme de télévision de la même manière qu’un adulte. Prenons par exemple les cinq premières minutes de Bambi de Walt Disney. Un adulte voit un petit faon qui vient de naître et tous les animaux de la forêt qui se rassemblent autour de lui. Un enfant de 3 ans voit un hibou faire les gros yeux, puis des petites cailles courir, puis des lapins s’agiter dans tous les sens, puis une maman avec son bébé. Il ne comprend pas du tout que ces différents événements sont enchaînés et que le hibou appelle les animaux de la forêt à venir voir la maman et le bébé. C’est pourquoi, si vous regardez un dessin animé avec un enfant de 3 ou 4 ans, c’est très important de commenter les images en insistant chaque fois sur les actions et leur enchaînement. Mais avant deux ans et demi, non seulement il n’y a pas de bonnes raisons de mettre bébé devant la télévision, mais il y en a au contraire d’excellentes pour ne pas le mettre !
La preuve en est que les bébés ne peuvent fixer un écran de télévision allumée que durant de très courtes périodes. Après quelques minutes, ils manifestent pratiquement toujours des signes de fatigue, notamment des pleurs, de l’irritabilité et des bâillements. En fait, ces manifestations traduisent la fatigue psychique causée par la tension du regard vers l’écran. Une fatigue bien inutile compte tenu du fait que ces programmes leur sont encore plus incompréhensibles que pour les enfants de 3 ans !
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Feb
29
2008
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01-03-2008 |
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Certains DVD et vidéos sont explicitement conseillés aux parents dans le but d’augmenter l’apprentissage du langage chez leurs enfants. Il s’agit notamment de supports comme « Baby Einstein » ou « Baby Mozart ». Mais deux chercheurs de l’Université de Seattle, aux USA, ont montré que non seulement ces productions n’accroissent pas la capacité linguistique des enfants qui les regardent, mais qu’elles ralentissent au contraire les enfants de 8 à 16 mois dans leurs apprentissages(1) .
Cette recherche a consisté à mettre en place des interviews avec des parents d’enfants âgés de 8 mois à 16 mois, en les invitant à relever les mots utilisés habituellement par ceux-ci dans une liste de quatre-vingt dix. Cette liste incluait par exemple des mots comme « mamy » ou « nez ». Les parents d’enfants âgés de 17 à 24 mois furent sollicités de la même façon pour un nombre de mots plus importants. Dans ce second groupe d’âge, les mots typiques étaient par exemple « ballon », « camion » ou « gâteau ».
Le résultat est que pour chaque heure par jour pendant laquelle un bébé regarde des DVD ou des vidéos, ses apprentissages en vocabulaire diminuent de six à huit mots par rapport aux enfants qui ne regardent pas ces programmes. Bref, non seulement il n’y a pas d’avantages évidents à mettre un bébé devant la télé, mais il y aurait même plutôt danger…
(1) Christakis and Zimmerman, University of Washington and Seattle Children’s Hospital Research Institu, auteurs du livre : The Elephant in the living room : Make television work for your kids. Ed Rodale, Books, 22 août 2006. (« L’éléphant dans la salle de séjour : Faire fonctionner la télévision pour vos enfants »)
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Feb
24
2008
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24-02-2008 |
Un rapport réalisé pour le compte du Ministère canadien de la Santé(1) a montré ce que beaucoup de parents constatent spontanément. Un bébé n’est pas un enfant comme les autres. Il existe en effet autant de différences entre un enfant de moins de trois ans et un autre de plus de cinq ans qu’entre celui-ci et un adulte.
C’est seulement à partir de 6 mois, que les bébés acquièrent la capacité de regarder les images pendant à peu près un quart d’heure, pour autant qu’ils sont placés à proximité d’un téléviseur et qu’ils n’ont rien d’autre d’intéressant à faire. Un bébé de cet âge placé deux heures devant un téléviseur ne sera présent à ce qu’il voit que 10% du temps. Est-ce pour s’adapter que les programmes pour enfants sont si répétitifs ? Mais en même temps ces 10% le rendent capable d’imiter une partie de ce qu’il a vu. C’est ce que démontre une étude réalisée au Japon auprès d’un groupe de bébés téléspectateurs d’une émission éducative populaire. Ces bébés tapaient des mains « comme à la télévision » beaucoup plus tôt que les autres. Ils réagissaient aussi à la présence des héros qu’ils reconnaissaient sur l’écran, par exemple en pointant leur doigt vers eux dès l’âge de 10 mois. Les bébés reconnaissent donc les héros télévisés au même titre que les membres de leur famille. S’attachent-ils aux uns et aux autres de la même façon ? Les personnages vus sur l’écran prennent-ils pour eux la même place que les membres de leur famille en chair et en os ? Si tel était le cas, cela donnerait raison aux fabricants de produits dérivés qui rêvent de faire des héros de séries télé des prescripteurs à part entière, à l’égal des parents, voire plus !
(1) Wendy L.Josephson, Etude sur les effets de la violence télévisuelle sur les enfants selon leur âge, Centre National d’information sur la violence dans la famille, Santé Canada, 2004.
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