Combien de temps dure une séance d’analyse ?

Avant de débuter ma première analyse, j’ai rencontré un certain nombre de personnes. Parmi elles, une des premières psychanalystes belge : Madame Lechat. Je me souviens encore de son intérieur désuet, de ses napperons et de son air calme et accueillant, enfoncée qu’elle était dans son fauteuil.

Faut-il s’empêcher de lire des textes psychanalytiques ?

Question : Dans le livre « Les mots pour le dire » de Marie Cardinal, il est tout à fait déconseillé de s’informer sur la psychanalyse et de lire des textes, tout ça pour favoriser le fait d’utiliser ses propres mots. Etes-vous d’accord avec cela, faut-il s’empêcher de lire sur ce sujet ?

Patient à venir, patient en cure, que cherche-t-on dans les ouvrages spécialisés si ce n’est soi ? Le profane en attend d’être renseigné sur sa souffrance, sur les difficultés qu’il éprouve, leur diagnostic, le pronostic, leur interprétation et, au fond, la manière de s’en débarrasser.

Pourquoi consulter un psychanalyste en cas de chirurgie esthétique ?

Il est rare que les personnes qui demandent une chirurgie esthétique consultent un psychanalyste. De toute façon, nous savons que nous ne pouvons pas instituer une quelconque obligation de consulter un psychanalyste que ce soit pour les urgences en générale ou pour les demandes de chirurgie esthétique plus particulièrement. Un psychanalyste n’est pas consultable par induction, suggestion ou contrainte.

Après 60 ans, à quoi bon entreprendre une psychanalyse?

Freud, en 1904, avait déconseillé d’entreprendre une psychanalyse avec des personnes de plus de 50 ans. Il estimait que la diminution de leur plasticité psychique et l’accumulation de leurs souvenirs ne le leur permettaient pas. Pourtant, en psychanalyse, la liberté de jouer avec tous les fantasmes sans les agir, permet d’espérer acquérir une meilleure plasticité psychique.

La psychanalyse fait-elle perdre la foi religieuse ?

C’était une des questions que je me posais lorsqu’à vingt ans, je décidai d’entreprendre une première psychanalyse. D’éducation chrétienne, j’étais déjà passionné par l’humain et ce qui se vit en lui aux profondeurs. J’avais donc entrepris simultanément des études de psychologie et de théologie (toutes deux menées à terme) et, très attaché à ma foi religieuse, j’avais posé cette question à un psychanalyste renommé qui se déclarait athée. En bon psychanalyste honnête et respectueux d’autrui, il me répondit que dans le domaine religieux comme dans les autres, ce qui se mêlait à ma névrose personnelle serait analysé comme tel et susceptible de profonde évolution, tandis que ce qui relevait du champ de la conscience mûrirait au fil de l’analyse, y compris dans le domaine spirituel.