Y a-t-il compatibilité entre cure psychanalytique et médicaments ?

L’industrie pharmaceutique, s’inscrivant dans le discours capitaliste, tente de répondre au malaise de la civilisation par la production de médicaments psychotropes visant à réduire les douleurs psychiques. Elle vient pallier – par la voie scientifique – à la solution « naturelle » qu’est la toxicomanie. Les êtres humains ont, en effet, de tous temps, tenté de supporter la lourdeur d’exister avec l’aide de stupéfiants, à défaut de pouvoir le faire par la voie de la sublimation comme le travail scientifique, l’art ou la religion. La grande névrose contemporaine est la carence paternelle devant la promesse de jouissance sans limite  proposée par notre société. Les psychotropes sont, dans la même optique, proposés au consommateur comme une euphorie en pilules garantie sous le couvert de la science.

Que penser de la dépression ?

« Je me sens dépressif, je n’ai plus envie de rien ». Cette phrase prononcée en consultation est presque aussi courante que celle qui évoque le « stress ». À découvrir les chiffres du suicide, aboutissement tragique d’une dépression aggravée, on apprend que la France se situe depuis les années 1975 « dans le peloton de tête avec une augmentation continue ». Et qu’elle dénombre en l’an 2000, « 11 000 décès par an, soit plus d’un suicide à l’heure ».*

Une psychanalyse, pourquoi ça fait mal ?

Visiteur: (…) Oui j’ai des questions: Pourquoi la psychanalyse fait mal?

Squiggle: Je ne suis pas certain de comprendre votre question. Que voulez-vous dire par "fait mal"?

Visiteur: Je veux dire "est douloureuse" par exemple, ou "fait souffrir". On dit parfois "il faut souffrir pour être beau", ça sonne comme une évidence. Avec la psychanalyse aussi, on peut être plus soi-même, être plus libre, être plus "beau", mais il faut traverser des grandes aires de souffrance. Et bien sûr ça a l’air normal, "il faut relire la page pour pouvoir la tourner", "on ne digère que ce qu’on a gouté", etc… c’est du savoir populaire, mais pourquoi en est-il ainsi? pourquoi faut-il souffrir pour être beau? pourquoi la psychanalyse doit-elle faire mal?
Je conviens que ma question est peut être un peu naïve, mais c’est une vraie question pourtant.

Combien de temps durent les bénéfices d’une psychanalyse?

Combien de temps dureront les bénéfices qu’un sujet retire d’une psychanalyse? Une fois l’analyse terminée, est-ce à dire que « tous les problèmes » seront résolus, ou, du moins, pourront l’être grâce à un travail mental relativement sommaire? Si, au contraire, surgissent de nouvelles confrontations importantes du sujet, avec lui-même ou avec son entourage, faut-il conclure à l’inefficacité de l’analyse qu’a faite ce sujet?

Combien de temps dure une séance d’analyse ?

Avant de débuter ma première analyse, j’ai rencontré un certain nombre de personnes. Parmi elles, une des premières psychanalystes belge : Madame Lechat. Je me souviens encore de son intérieur désuet, de ses napperons et de son air calme et accueillant, enfoncée qu’elle était dans son fauteuil.