La psychanalyse: pratique clinique ou conception de l’homme et de la société ?

La psychanalyse est-elle d’abord une pratique clinique ou une conception de l’homme et de la société ?
Depuis son invention la psychanalyse est intéressée par les questions de société. Même les détracteurs de Freud le reconnaissent implicitement, qui encore de nos jours lui reprochent d’avoir inventé ses théories à partir des préoccupations des bourgeois du XIXème siècle et qui ne seraient par conséquent plus valables pour notre société postmoderne.
 

Pourquoi consulter un psychanalyste en cas de chirurgie esthétique ?

Il est rare que les personnes qui demandent une chirurgie esthétique consultent un psychanalyste. De toute façon, nous savons que nous ne pouvons pas instituer une quelconque obligation de consulter un psychanalyste que ce soit pour les urgences en générale ou pour les demandes de chirurgie esthétique plus particulièrement. Un psychanalyste n’est pas consultable par induction, suggestion ou contrainte.

Pourquoi les psychanalystes n’arrêtent pas de citer Freud ou Lacan ?

Lorsqu’un scientifique relate une expérimentation, il ne cite plus les fondateurs de sa discipline. Lorsqu’un psychanalyste veut rendre compte de l’expérience analytique, il ne manque jamais de se référer à la découverte de Freud et, s’il est “ lacanien ”, à la façon dont Lacan la fonde. D’où la critique du scientifique à l’endroit du psychanalyste : la psychanalyse sera une science le jour où elle oubliera les noms propres de Freud et Lacan.

Celui qui va chez un psychanalyste, c’est un patient, un analysé, un analysant ?

Question qui n’est pas sans importance, si l’on considère que les mots font la réalité, donnent forme et existence aux choses !

Le mot patient signifie en latin « celui qui pâtit, celui qui souffre », et s’inscrit dans le registre médical. On est dans le soin, et le médecin va donc soulager son patient des maux qui le font souffrir. Nous sommes dans un discours médical, le médecin est l’agent du soin et le patient l’objet des dits-soins. Les fameuses plaintes des médecins sur la non-compliance des patients illustrent suffisamment cette relation où l’un est l’objet (de soin, certes, mais objet quand même) de l’autre.