Que penser de l’expression « faire son deuil » ?

Tiré de mon expérience professionnelle où je rencontre des veuves et orphelins de sapeurs-pompiers, je pense intéressant d’aborder le thème de la culpabilité au cours du travail de deuil. En effet, la culpabilité à se reconstruire sans le conjoint décédé, à reprendre vie, à retrouver le plaisir, reste le sentiment dominant. On entend aussi, assez souvent, l’endeuillé exprimer l’idée qu’il a tué le mort. D’où nous viennent ces idées, ces fantasmes ? Quel rapport existe-t-il entre travail de deuil et culpabilité?

En quoi la formation universitaire à la psychologie ne peut elle se réclamer d’une formation psychanalytique et de la technique du transfert ?

Pour répondre à la question ci-dessus, tentons de définir les trois items.

1. La formation universitaire à la psychologie comporte durant les premières années des enseignements obligatoires en neurophysiologie, en statistiques, en anglais, en psychologie sociale, du développement, clinique, pathologique, cognitive et en législation de l’internement psychiatrique, ainsi que des stages en institutions. Certains enseignements, optionnels, sont à choisir parmi des listes. Par exemple, les techniques projectives (Rorchach, TAT), le conditionnement et l’apprentissage, etc.. Le tout est évalué et noté par les enseignants.

Les rêves sont – ils a écrire entre les séances ?

Le rêve est une formation de l’inconscient comme le lapsus, l’acte manqué ou le symptôme. A ce titre de formation de l’inconscient il va être déchiffrable dans le travail analytique. La cure analytique permet de diminuer la souffrance, lever le symptôme et dépasser l’angoisse. Elle s’effectue avec l’aide de l’analyste dont le désir vise à déchiffrer la modalité de jouissance de l’inconscient de son analysant.

La psychanalyse est-elle dangereuse pour les enfants ?

« La psychanalyse est-elle dangereuse pour les enfants ? » se demandent certains. Personne ne souhaite qu’un enfant fasse une mauvaise rencontre, la question est donc bien légitime. D’où l’importance de mieux comprendre ce qu’un analyste fait avec un enfant, parfois très jeune. Le couche-t-il sur un divan ? Mais non bien sûr !

À quoi sert une psychanalyse quand on hérite de familles massacrées et de pays disparus ?

On pourrait répondre : « à rien »,

si on pense qu’après une analyse on ressent moins cette douleur déchirante de voir les derniers survivants nous quitter, emportant avec eux aussi bien les souvenirs de leur enfance passée dans un ailleurs qu’on ne connaîtra jamais, que les événements insoutenables qu’ils ont traversés et qui nous laissent à jamais privilégiés et coupables d’en avoir été épargnés ;

La psychanalyse est-elle réservée aux riches ? par Patrick Declerck

Cette question revêt, au fond, un triple sens. Le premier et le plus manifeste pose la simple question de l’accessibilité financière de tout un chacun à l’analyse. Le deuxième, plus insidieux, semble laisser entendre que la psychanalyse serait, à l’instar par exemple de la pratique du golf, un luxe à l’usage des riches. Le troisième, plus encrypté encore, laisse planer le soupçon d’un éventuel élitisme psychanalytique.

Combien de temps dure une séance d’analyse ?

Avant de débuter ma première analyse, j’ai rencontré un certain nombre de personnes. Parmi elles, une des premières psychanalystes belge : Madame Lechat. Je me souviens encore de son intérieur désuet, de ses napperons et de son air calme et accueillant, enfoncée qu’elle était dans son fauteuil.

Que penser de la dépression ?

« Je me sens dépressif, je n’ai plus envie de rien ». Cette phrase prononcée en consultation est presque aussi courante que celle qui évoque le « stress ». À découvrir les chiffres du suicide, aboutissement tragique d’une dépression aggravée, on apprend que la France se situe depuis les années 1975 « dans le peloton de tête avec une augmentation continue ». Et qu’elle dénombre en l’an 2000, « 11 000 décès par an, soit plus d’un suicide à l’heure ».*