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« L’Obs » a-t-il trahi les psys?

Laurent Joffrin | Nouvel Observateur | 14-09-2005

 

Que n’avions-nous pas fait en titrant «Faut-il en finir avec la psychanalyse?»! La violence des réactions, nous accusant parfois de pratiquer l’attaque ad hominem, «dans la plus pure rhétorique fascisante, la même qui prônait le "gouvernement des élites" contre la démocratie (aujourd’hui l’empire des experts)», voire nous comparant aux auteurs de «campagnes» régulièrement organisées «dans les pays du bloc soviétique»! Nous avons choisi de ne pas publier ces invectives, privilégiant le courrier le plus argumenté, soit pour critiquer notre dossier, soit pour l’approuver. Une grande partie des lettres reçues portant sur ce dossier, nous avons choisi d’y consacrer toute «la Parole aux lecteurs», et même d’y ajouter une page, en conservant néanmoins la «lettre de la personnalité» sur un tout autre sujet.

 

Faut-il en finir avec la psychanalyse ?

Ursula Gauthier| Le Nouvel Observateur| 01-09-2005

Un livre-événement relance la guerre entre pro et anti

Efficacité des thérapies, sérieux de la théorie: dans «le Livre noir de la psychanalyse», médecins, psys et historiens tirent à boulets rouges sur Freud et ses héritiers. Ursula Gauthier a étudié leurs arguments et interrogé les protagonistes des deux camps. Les enjeux d’un débat passionné
 

Quegli analisti brutti e cattivi

Fabio Gambaro   | La Repubblica | 03-09-2005

‘Il libro nero della psicoanalisi’ che esce ora in Francia rappresenta un attacco senza precedenti al sapere freudiano. In ottocento pagine un gruppo di studiosi mette in discussione la validità delle teorie e l’efficacia terapeutica. Quaranta specialisti moltissimi americani, tra gli autori non figura nessun italiano

Le secret professionnel: de l’orgueil à la honte

Les travailleurs du nucléaire sont aujourd’hui en crise (1) . La généralisation de la sous-traitance et la course aux bénéfices des actionnaires conduit à une réduction des opérations de maintenance qui met en péril la sécurité. Beaucoup de ces travailleurs sont obligés d’accepter de cautionner des pratiques qu’ils savent être terriblement dangereuses pour leurs concitoyens. Leur situation est d’autant plus compliquée qu’ils ont été d’emblée impliqué dans le secret. Dès ses débuts, l’industrie nucléaire leur a en effet demandé la discrétion vis à vis d’un public globalement hostile. Ils ont accepté cette situation, mais aujourd’hui, la situation se dégrade. Les secrets de leurs technologies, de bons et glorieux qu’ils étaient, sont devenus une cause d’inquiétude, voire de culpabilité. Certains se demandent : « Faut il continuer à se taire alors que les risques pour la population sont de plus en plus importants ? »
A un moment où un nombre incroyable d’âneries se racontent sur les secrets, cet exemple rappelle qu’il n’existe pas de « bons » ou de « mauvais » secrets et que tout est affaire de circonstances. Mais cette situation vient aussi attirer l’attention sur une forme nouvelle de maladie professionnelle : le secret d’entreprise. Les conséquences physiques des radiations auxquelles sont soumis les travailleurs du nucléaire sont connus depuis longtemps, même si elles restent souvent insuffisamment prises en compte. Aujourd’hui, le problème est d’une autre nature. C’est la légitimité du secret qu’on leur demande de garder qui est en cause. Certains, comme chez Renault, y répondent par un suicide. Une façon, aussi, de s’imposer le secret quand il est impossible de continuer à se taire.

(1) Ce texte est inspiré par un projet de téléfilm développé par Alain de Halleux.

Le striptease de l’avatar

Pour comprendre ce qu’est un avatar, le mieux est de le déconstruire. Imaginons pour cela une sorte de « strip-tease ». L’exercice n’est pas théorique puisque chacun peut s’y livrer sur Second Life.
Tout commence bien sûr par un déshabillage en règle. Vous faites enlever à votre avatar sa chemise, sa jupe ou son pantalon, puis ses sous-vêtements, jusqu’à ce qu’il se retrouve aussi nu qu’une poupée Barbie dans sa boîte de base. Mais l’effeuillage de l’avatar ne s’arrête pas là. La chevelure, le sourire, l’expression du regard, la façon de marcher et de se mouvoir, les ongles, les poils et jusqu’à la peau peuvent être enlevés tour à tour. A la fin, votre avatar n’est pas seulement aussi nu qu’un fœtus, il est aussi lisse et inexpressif que lui. Ces différentes caractéristiques de votre avatar que vous avez successivement ôtées sont appelées des « objets ». Autrement dit, votre avatar n’est rien d’autre qu’un assemblage d’objets numériques. L’informaticien et le psychanalyste se rejoignent ici sur un point : les « objets » ne sont pas pour eux des outils susceptibles d’être manipulés pour transformer le monde, mais tout ce qui est susceptible d’éveiller le désir. Il n’y a pas de différence, de ce point de vue, entre une paire de gants, un chapeau, des lunettes, un pénis, une façon de marcher, une coupe de cheveux ou un certain éclat dans le regard. Le psychanalyste appelle tout cela des objets « partiels », puisque ce sont à chaque fois des fragments de corps ou de vêtement, et que leur point commun est de pouvoir mettre le désir en route chez quelqu’un qui les voit. . Les avatars sont des poupées d’objets partiels, non seulement conçues pour mobiliser le désir, mais aussi pour le satisfaire ! Car si beaucoup de choses sont possibles dans les mondes virtuels, se toucher y restera encore longtemps impossible. Il nous faut nous contenter de ce que notre regard attrape : une belle poitrine, une chevelure doucement caressée par le vent, une démarche chaloupée… Nous sommes invités à en jouir sans nous préoccuper d’une autre forme de contact. C’est pourquoi, dans les espaces virtuels, les objets partiels mobilisent le désir avec une force qui a peu d’équivalent dans la vie réelle, et qui rappelle celle de la publicité.

Les effets de la cure psychanalytique sont-ils évaluables ?

La question posée de cette façon impliquerait l’existence d’instruments de mesure. La disparition des symptômes pourrait être considérée comme un instrument de mesure valable. Cependant, nous savons qu’un symptôme n’est pas un phénomène isolé, mais que c’est toujours le signe de quelque chose : un signal, comme la douleur par exemple, qu’il est imprudent de faire cesser sans en rechercher la cause.