Être psychanalyste dans un hôpital, est-ce possible?
Je parlerai au départ du lieu de ma pratique professionnelle : une unité d’hospitalisation psychiatrique qui accueille les expressions diverses et multiples de la psychopathologie d’aujourd’hui (dépressions sévères, accès psychotiques, assuétudes, etc.).
L’inconscient est il compatible avec la liberté humaine?
Un psychanalyste français, nommé Félix Guattari, a un jour expliqué qu’il n’existait que des formules d’inconscient. L’inconscient est, par définition, inaccessible à la conscience : nous ne pouvons que le déduire de la façon dont on suppose qu’il se manifeste dans notre conscient (les fameuses formations de l’inconscient).
Une psychanalyse, pourquoi ça fait mal ?
Visiteur: (…) Oui j’ai des questions: Pourquoi la psychanalyse fait mal?
Squiggle: Je ne suis pas certain de comprendre votre question. Que voulez-vous dire par "fait mal"?
Je conviens que ma question est peut être un peu naïve, mais c’est une vraie question pourtant.
Quelle est la place de la sexualité dans la psychanalyse ?
C’est quoi au juste le transfert?
Quel est l’intérêt de s’allonger sur un divan ?
L’intérêt que revêt le divan est a priori et selon moi – et sans doute selon quelques autres – de favoriser ce que l’on nomme la « libre association ». Tant celle et de prime abord, de l’analysant (l’allongé), que celle de l’analyste.
Après 60 ans, à quoi bon entreprendre une psychanalyse?
Freud, en 1904, avait déconseillé d’entreprendre une psychanalyse avec des personnes de plus de 50 ans. Il estimait que la diminution de leur plasticité psychique et l’accumulation de leurs souvenirs ne le leur permettaient pas. Pourtant, en psychanalyse, la liberté de jouer avec tous les fantasmes sans les agir, permet d’espérer acquérir une meilleure plasticité psychique.
La psychanalyse est-elle réservée aux riches ? par Patrick Declerck
Cette question revêt, au fond, un triple sens. Le premier et le plus manifeste pose la simple question de l’accessibilité financière de tout un chacun à l’analyse. Le deuxième, plus insidieux, semble laisser entendre que la psychanalyse serait, à l’instar par exemple de la pratique du golf, un luxe à l’usage des riches. Le troisième, plus encrypté encore, laisse planer le soupçon d’un éventuel élitisme psychanalytique.
Pourquoi l’analyste n’a ni relations amicales ni amoureuses avec ses patients?
Pouvoir poser cette question, ce n’est pas rien. C’est le signe que quelque chose que l’on a perçu est en voie d’élaboration, en route vers la pensée.
Poser cette question suppose que l’on a déjà un embryon de réponse.
Ouvrons donc la question en jouant à imaginer des situations relationnelles entre psychanalyste et analysant .
Et la psychanalyse pour des personnes atteintes de troubles psychotiques?
Les traitements psychanalytiques des personnes présentant des troubles psychotiques a fortement évolué ces dernières années. Il faut tout d’abord rappeler qu’ils existent depuis le début du XXe siècle, avec quatre caractéristiques principales:
Psychanalyse : défense et illustration
Ce nazisme qui fascine
Ce texte est paru dans Libération le 24 janvier 2007
Face à l’intérêt actuel sur le bourreau, il faut essayer de comprendre ce qui fit l’humiliation française.
« Livre noir de la psychanalyse », la main dans le sac
Vu du divan
Signe des temps : analysants, psychiatres, analystes en formation tiennent leur blog. Ainsi en va-t-il de Mélie qui nous prête deux fragments. (NdR)
L’inconscient, le grand absent
Freud et la gloire de Dieu
Dans ces pages, on peut évoquer Reynders, le Standard, la grève des postes, à peu près ce qu’on veut, sans risquer de prendre une balle perdue. Mais il existe trois sujets qui, même si on les aborde respectueusement, avec modération, font lever des réactions viscérales et des anathèmes : les deux premiers sont le pape, et le conflit isréalo-palestinien. Ils touchent à la religion, une certaine forme de religion, et ce qui gît derrière, c’est la question du rapport au père. D’un rapport perverti, infantilisant, au père. Au “ mon père ”, “ mon fils ”, au mollah, rabbi, abbé, pape, papa.
Malaise dans la civilisation
Paru dans Le Monde, le 25 novembre 2005
Deux affirmations font une nation : le passage de la horde
Le 14 février 2005, Rafic Hariri, ancien premier ministre libanais, meurt, à Beyrouth, dans un attentat d’une extrême violence. Aussitôt la nouvelle connue, une manifestation spontanée réunit des milliers de citoyens libanais venus crier leur douleur et réclamer justice. Puis, chaque soir, des libanais de toutes confessions, de toutes tendances politiques, se retrouvent fraternellement en une sorte de veillée funèbre autour de sa tombe.
« Papa, je vais le dire à maman », ou la destitution des pères
Cet article est initialement paru dans La Libre le 10 octobre 2007
Affiches massives le long des autoroutes, spot publicitaire à la Une, oui, le ton est donné, on officialise l’autorité enfantine : "Papa, mets ta ceinture ou je vais le dire à maman." Fini pour l’enfance ce temps joyeux et insouciant où l’on préconisait aux parents d’être les guides de la génération montante. Force est de constater que le rôle des générations s’y retrouve raboté, voire même inversé.
Dorénavant institutionnalisé responsable young passenger, l’enfant, qui, depuis les années septante, avait acquis pas à pas le grade d’Enfant Roi, se voit adouber du devoir d’être un Enfant Chef. C’est à lui qu’incombe dorénavant une part de responsabilité de la sécurité routière. Et pas question d’y échapper, c’est écrit en toutes lettres.
Les enfants face au meurtre de Nathalie et Stacy
Paru dans La Libre, le 30 juin 2006
Dans les situations dramatiques telles que nous les vivons pour le moment, les adultes se demandent entre autre comment les enfants vont-ils réagir. Resteront-ils silencieux ? Poseront-ils pleins de questions ? Feront-ils des cauchemars ? Présenteront-ils des angoisses ? Seront-ils surexcités ?… Et quelle peut être la «bonne» attitude des adultes, des enseignants, des éducateurs ? …
Faut-il s’empêcher de lire des textes psychanalytiques ?
Question : Dans le livre « Les mots pour le dire » de Marie Cardinal, il est tout à fait déconseillé de s’informer sur la psychanalyse et de lire des textes, tout ça pour favoriser le fait d’utiliser ses propres mots. Etes-vous d’accord avec cela, faut-il s’empêcher de lire sur ce sujet ?
Patient à venir, patient en cure, que cherche-t-on dans les ouvrages spécialisés si ce n’est soi ? Le profane en attend d’être renseigné sur sa souffrance, sur les difficultés qu’il éprouve, leur diagnostic, le pronostic, leur interprétation et, au fond, la manière de s’en débarrasser.
Conversations Psychanalytiques | Ignacio Gárate Martinez
Timeo Danaos et dona ferentes…
À l’instar de Dan Kaminski (et de quelques autres, mais il le dit comme tel) – dont je ne redévelopperai pas ici les arguments, fort judicieux, qu’il développe, j’avais envie de réagir à l’article sur « les mains libres » à laisser à la psychanalyse. Il n’est pas question de mettre en cause le fondement d’un discours qui défendrait le droit, pour des psychanalystes, à la reconnaissance pleine et officielle d’exercer librement et ouvertement leur profession… Mais la forme du discours, tel qu’il se présente dans l’article susnommé laisse pantois à plus d’un titre….
En vacances 4

Thése P.7

Justice et « Sophia Analyse »
[27 octobre 2010 : à la demande des intéressés, nous mettons en ligne la mise à jour suivante ]
Le 29 septembre 2010, la 11e chambre de la Cour d’Appel de Bruxelles a rendu l’arrêt suivant: « La Cour met le jugement entrepris à néant et, statuant à nouveau dit les préventions à charge de Dominique Lippens, Luis Alberto Aquino Benitez et Benoît De Coster non établies, les en acquitte et les renvoie des fins de poursuites sans frais ». La nouvelle sentence, qui nous restitue notre honorabilité, est devenue, quinze jours plus tard, définitive.
La « Sophia Analyse » n’a rien à voir avec la psychanalyse. Néanmoins, il nous semble utile de reprendre cette information qui reviendra certainement dans les débats concernant une éventuelle législation relative à la formation des psychothérapeutes.
Foucault – Folie et vérité de la psychanalyse
Paru dans Libération, le 19 juin 2004
« Le Jeu de la mort » Quand l’institution pousse au crime
Au début des années 1960, Stanley Milgram a imaginé une expérience dans laquelle deux volontaires étaient invités à participer à une recherche sur la mémoire : l’un devait apprendre par coeur des suites de mots, et l’autre le questionner en lui infligeant des décharges électriques en cas de mauvaise réponse. La victime était en réalité un autre chercheur qui faisait semblant de souffrir à chaque fois qu’il était puni. Cette expérience a inspiré récemment un documentaire centré sur un jeu télévisé fictif : « Le Jeu de la mort »1.
Psychothérapeutes : les errements de la législation [Collectif]
Ce texte est paru dans le Monde (31-01-2007)
Le Parlement ne devrait pas légiférer dans l’urgence sur un sujet aussi sensible que leur formation par Marie-Françoise Bonicel, Cyrille Cahen, Pierre Canouï, Alain Delourme, Charles Gellman, Edmond Marc, Max Pagès, Catherine Reverzy et Lucien Tenenbaum
Thése P.65
