Être psychanalyste dans un hôpital, est-ce possible?

En pratiquant ni le simplisme, ni l’obscurantisme, la clinique psychanalytique, qu’est que c’est ?

Je parlerai au départ du lieu de ma pratique professionnelle : une unité d’hospitalisation psychiatrique qui accueille les expressions diverses et multiples de la psychopathologie d’aujourd’hui (dépressions sévères, accès psychotiques, assuétudes, etc.).

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Une psychanalyse, pourquoi ça fait mal ?

Visiteur: (…) Oui j’ai des questions: Pourquoi la psychanalyse fait mal?

Squiggle: Je ne suis pas certain de comprendre votre question. Que voulez-vous dire par "fait mal"?

Visiteur: Je veux dire "est douloureuse" par exemple, ou "fait souffrir". On dit parfois "il faut souffrir pour être beau", ça sonne comme une évidence. Avec la psychanalyse aussi, on peut être plus soi-même, être plus libre, être plus "beau", mais il faut traverser des grandes aires de souffrance. Et bien sûr ça a l’air normal, "il faut relire la page pour pouvoir la tourner", "on ne digère que ce qu’on a gouté", etc… c’est du savoir populaire, mais pourquoi en est-il ainsi? pourquoi faut-il souffrir pour être beau? pourquoi la psychanalyse doit-elle faire mal?
Je conviens que ma question est peut être un peu naïve, mais c’est une vraie question pourtant.
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Quelle est la place de la sexualité dans la psychanalyse ?

Répondre à cette question engage à vrai dire toute une conception de la psychanalyse, en théorie autant qu’en pratique, car elle touche à son aspect majeur, on pourrait même dire à son invention. Freud a en effet pu dire, à certain moment, qu’il n’avait eu, finalement, qu’une seule idée pour guide de sa création de la psychanalyse, c’est celle du sexuel infantile. Mais qu’entendait-il par là ?
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Après 60 ans, à quoi bon entreprendre une psychanalyse?

Freud, en 1904, avait déconseillé d’entreprendre une psychanalyse avec des personnes de plus de 50 ans. Il estimait que la diminution de leur plasticité psychique et l’accumulation de leurs souvenirs ne le leur permettaient pas. Pourtant, en psychanalyse, la liberté de jouer avec tous les fantasmes sans les agir, permet d’espérer acquérir une meilleure plasticité psychique.

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La psychanalyse est-elle réservée aux riches ? par Patrick Declerck

Cette question revêt, au fond, un triple sens. Le premier et le plus manifeste pose la simple question de l’accessibilité financière de tout un chacun à l’analyse. Le deuxième, plus insidieux, semble laisser entendre que la psychanalyse serait, à l’instar par exemple de la pratique du golf, un luxe à l’usage des riches. Le troisième, plus encrypté encore, laisse planer le soupçon d’un éventuel élitisme psychanalytique.

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Et la psychanalyse pour des personnes atteintes de troubles psychotiques?

La psychanalyse peut-elle quelque chose pour aider des personnes atteintes de troubles psychotiques?

Les traitements psychanalytiques des personnes présentant des troubles psychotiques a fortement évolué ces dernières années. Il faut tout d’abord rappeler qu’ils existent depuis le début du XXe siècle, avec quatre caractéristiques principales:

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« Livre noir de la psychanalyse », la main dans le sac

Paru dans Le Monde, le 6 octobre 2005
 
Je n’aurais pas pris la plume contre Le Livre noir de la psychanalyse si je n’avais pas une bonne raison de le faire. L’essentiel a en effet été dit : en fait de scoop, il s’agit d’une reprise de travaux historiques en partie vrais et en partie discutables sur la psychanalyse, assortie d’une haine féroce à l’égard de celle-ci et d’une campagne promotionnelle pour les thérapies cognitives et comportementales.

 

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Vu du divan

Signe des temps : analysants, psychiatres, analystes en formation tiennent leur blog. Ainsi en va-t-il de Mélie qui nous prête deux fragments. (NdR)

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Freud et la gloire de Dieu

Dans ces pages, on peut évoquer Reynders, le Standard, la grève des postes, à peu près ce qu’on veut, sans risquer de prendre une balle perdue. Mais il existe trois sujets qui, même si on les aborde respectueusement, avec modération, font lever des réactions viscérales et des anathèmes : les deux premiers sont le pape, et le conflit isréalo-palestinien. Ils touchent à la religion, une certaine forme de religion, et ce qui gît derrière, c’est la question du rapport au père. D’un rapport perverti, infantilisant, au père. Au “  mon père ”, “ mon fils ”, au mollah, rabbi, abbé, pape, papa.

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Deux affirmations font une nation : le passage de la horde

Le 14 février 2005, Rafic Hariri, ancien premier ministre libanais, meurt, à Beyrouth, dans un attentat d’une extrême violence. Aussitôt la nouvelle connue, une manifestation spontanée réunit des milliers de citoyens libanais venus crier leur douleur et réclamer justice. Puis, chaque soir, des libanais de toutes confessions, de toutes tendances politiques, se retrouvent fraternellement en une sorte de veillée funèbre autour de sa tombe.

Ce sont les retrouvailles de cette large fratrie autour du meurtre du père qui paraît à Chawki Azouri porter les prémisses de la fondation d’une société libanaise démocratique. (07-06-06 – D.S.)
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« Papa, je vais le dire à maman », ou la destitution des pères

Cet article est initialement paru dans La Libre le 10 octobre 2007

Affiches massives le long des autoroutes, spot publicitaire à la Une, oui, le ton est donné, on officialise l’autorité enfantine : "Papa, mets ta ceinture ou je vais le dire à maman." Fini pour l’enfance ce temps joyeux et insouciant où l’on préconisait aux parents d’être les guides de la génération montante. Force est de constater que le rôle des générations s’y retrouve raboté, voire même inversé.

Dorénavant institutionnalisé responsable young passenger, l’enfant, qui, depuis les années septante, avait acquis pas à pas le grade d’Enfant Roi, se voit adouber du devoir d’être un Enfant Chef. C’est à lui qu’incombe dorénavant une part de responsabilité de la sécurité routière. Et pas question d’y échapper, c’est écrit en toutes lettres.

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Les enfants face au meurtre de Nathalie et Stacy

Paru dans La Libre, le 30 juin 2006

Dans les situations dramatiques telles que nous les vivons pour le moment, les adultes se demandent entre autre comment les enfants vont-ils réagir. Resteront-ils silencieux ? Poseront-ils pleins de questions ? Feront-ils des cauchemars ? Présenteront-ils des angoisses ? Seront-ils surexcités ?… Et quelle peut être la «bonne» attitude des adultes, des enseignants, des éducateurs ? …

 

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Faut-il s’empêcher de lire des textes psychanalytiques ?

Question : Dans le livre « Les mots pour le dire » de Marie Cardinal, il est tout à fait déconseillé de s’informer sur la psychanalyse et de lire des textes, tout ça pour favoriser le fait d’utiliser ses propres mots. Etes-vous d’accord avec cela, faut-il s’empêcher de lire sur ce sujet ?

Patient à venir, patient en cure, que cherche-t-on dans les ouvrages spécialisés si ce n’est soi ? Le profane en attend d’être renseigné sur sa souffrance, sur les difficultés qu’il éprouve, leur diagnostic, le pronostic, leur interprétation et, au fond, la manière de s’en débarrasser.

Conversations Psychanalytiques | Ignacio Gárate Martinez

Ignacio Gárate Martinez  –  Conversations Psychanalytiques avec Xavier Audouard, Michel de Certeau, Joël Dor, Maud Mannoni, Octave Mannoni, Francesc Tosquelles, Ginette Michaud – Editions Hermann.
 
 
 
Ce livre est un ouvrage de référence pour l’histoire de la psychanalyse et les psychanalystes, qu’ils soient en formation ou « confirmés ». Un cadeau du témoignage de sept noms qui sont partie constitutive des fondements de la psychanalyse et de son éthique. Et ce d’autant plus dans notre époque où trop peu de témoignages d’une psychanalyse vivante existent.

Timeo Danaos et dona ferentes…

À l’instar de Dan Kaminski (et de quelques autres, mais il le dit comme tel) – dont je ne redévelopperai pas ici les arguments, fort judicieux, qu’il développe, j’avais envie de réagir à l’article sur « les mains libres » à laisser à la psychanalyse. Il n’est pas question de mettre en cause le fondement d’un discours qui défendrait le droit, pour des psychanalystes, à la reconnaissance pleine et officielle d’exercer librement et ouvertement leur profession… Mais la forme du discours, tel qu’il se présente dans l’article susnommé laisse pantois à plus d’un titre….

Justice et « Sophia Analyse »

[27 octobre 2010 :  à la demande des intéressés, nous mettons en ligne la mise à jour suivante ]  

Le 29 septembre 2010, la 11e chambre de la Cour d’Appel de Bruxelles a rendu l’arrêt suivant: « La Cour met le jugement entrepris à néant et, statuant à nouveau dit les préventions à charge de Dominique Lippens, Luis Alberto Aquino Benitez et Benoît De Coster non établies, les en acquitte et les renvoie des fins de poursuites sans frais ». La nouvelle sentence,  qui nous restitue notre honorabilité, est devenue, quinze jours plus tard, définitive.



La « Sophia Analyse » n’a rien à voir avec la psychanalyse. Néanmoins, il nous semble utile de reprendre cette information qui reviendra certainement dans les débats concernant une éventuelle législation relative à la formation des psychothérapeutes.

« Le Jeu de la mort » Quand l’institution pousse au crime

Au début des années 1960, Stanley Milgram a imaginé une expérience dans laquelle deux volontaires étaient invités à participer à une recherche sur la mémoire : l’un devait apprendre par coeur des suites de mots, et l’autre le questionner en lui infligeant des décharges électriques en cas de mauvaise réponse. La victime était en réalité un autre chercheur qui faisait semblant de souffrir à chaque fois qu’il était puni. Cette expérience a inspiré récemment un documentaire centré sur un jeu télévisé fictif : « Le Jeu de la mort »1.